AVATAR : Entretien Express, Download Edition.

Suivre l’évolution d’un artiste est toujours intéressant, surtout quand sa carrière s’enrichit incroyablement à chaque nouvelle sortie. Depuis « Black Waltz », leur quatrième album, les suédois d’AVATAR n’ont cessé de varier leur style, d’étoffer leur écriture et de proposer des albums toujours plus puissants et variés. Et devant le très haut niveau atteint par leur concept album « Feathers And Flesh », nous avons profité de leur venue au Download Festival pour une nouvelle entrevue avec Johannes Eckerström, chanteur de la formation, afin que ce dernier nous parle de cette évolution artistique.

Entretient express mais pas moins intense.

Extraits, suite de l’interview dans le podcast.

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« On commence à faire confiance au fait que le son d’AVATAR c’est moi au chant, John à la batterie, Tim et Jonas aux guitares et Henrik à la basse. »

Écouter l’interview dans son intégralité

Gus : Je suis à nouveau en compagnie de Johannes, chanteur d’AVATAR, from Gothenburg Sweden et nous sommes ici pour parler de votre dernier album « Feathers And Flesh ». Comment vas-tu aujourd’hui ?

Johannes : Je vais bien. Nous sommes les premiers à être arrivés hier soir sur le site du festival et tout était très post apocalyptique, mais sympa et confortable. Mais aujourd’hui va être bizarre parce qu’on est très pressés : on voit la presse, on se change, on fait le concert et on décolle parce qu’on joue au Download anglais demain. Ça va être intense mais je vais bien. Et toi ?

Gus : En 2013, nous avons eu une interview à Paris et tu as dit, je cite : « Faire un concept-album  n’est pas quelque chose qui nous intéresse pour le moment. » Quand avez-vous réalisé que celui-ci serait un concept album ?

Johannes : (rire) Probablement cinq minutes après t’avoir parlé je dirais. Je ne me souviens plus quand nous avons commencé à en parler. J’ai l’impression que tout le monde dans le groupe est toujours en train d’écrire ou de proposer des idées mais il y a aussi ce moment précis où nous commençons à travailler ensemble sur l’album. Et c’est arrivé plus ou moins en Avril de l’an dernier, à la même époque où je leur ai dit « Les gars, cette fois il y aura beaucoup d’oiseaux. » Mais c’est la route qu’on avait prise : je crois que c’est naturel pour nous de nous orienter vers l’étape la plus délicate si tu vois ce que je veux dire. Nous essayons toujours d’être sûrs que ce qu’on fait sera difficile, que ça sera un défi, parce que les diamants sont créés sous la pression. Et le truc c’est qu’on ne se représentait pas vraiment ce que voulait dire faire un album concept, ce que ça demande, ce qui est différent… Le fait qu’on n’en sache rien c’est ce qui m’a le plus attiré en le faisant.

« Le truc c’est qu’on ne se représentait pas vraiment ce que voulait dire faire un album concept, ce que ça demande, ce qui est différent… Le fait qu’on n’en sache rien c’est ce qui m’a le plus attiré en le faisant. »

Gus : Vous avez aussi travaillé avec Sylvia Massy, qui est reconnue pour son travail avec TOOL et SYSTEM OF A DOWN. Est-ce que c’est parce que vous vouliez quelqu’un qui avait déjà produit ce genre de groupe, que vous avez voulu travailler avec elle ?

Johannes : On ne savait pas exactement ce qu’on cherchait chez notre producteur. Ce qu’on savait mieux, c’était ce qu’on ne cherchait pas quand on rencontrait les mauvaises personnes. Parce qu’on a pu parler avec des grands noms, à des festivals ou autres et on avait toujours l’impression que c’était juste un autre contrat, qu’il fallait parler affaires avant de parler musique. Et quand on nous a présenté Sylvia… C’est une vraie artiste, on a parlé d’art, on a parlé de musique, de faire un album concept et elle a crié « OUAIS ! » tu vois, on était au même niveau d’excitation. Ca ajouté à son CV… Ce qu’elle a fait compte, mais c’est son envie et ses compétences qui nous ont le plus intéressés parce que beaucoup des gens qui ont produits des chefs d’œuvre par le passé se reposent dessus, ils vivent de ça, c’est ce mec qui a produit tel truc il y a 25 ans. Sylvia a aussi fait ce truc il y a 25 ans, mais aussi il y a 20 ans, il y a 15 ans et même hier : elle va de l’avant et se réinvente sans cesse, ça nous inspire et c’est la dedans qu’on se retrouve.

Gus : Et l’histoire que vous avez créée est vraiment impressionnante, dès que j’ai su qu’il y avait un livre avec, j’ai su que ça serait des chansons AVATAR avec un thème AVATAR et que ça serait un album d’AVATAR avec tout ce que ça implique. Est-ce que tu as tout écrit seul ?

Johannes : Oui. Il faut que je réfléchisse parce que sur tous les albums par ci-par là il y a des contributions du groupe mais je ne me souviens pas qu’ils aient touché à mes trucs. Au début du groupe, Jonas et moi on a écrit des paroles ensemble mais c’est moi qui ai conservé l’intérêt pour l’écriture des paroles et des histoires , alors la porte est toujours ouverte et tout le monde peut tout écrire dans AVATAR, c’est juste que j’ai écrit mille fois plus de mots que tout le monde dans le groupe (sourire) parce que je pars toujours en avance. Je crois que j’ai tout écrit, en tout cas pour le récit et les poèmes c’est sûr.

Gus : Vous tournez beaucoup et tu as dit sur Twitter que vous prépariez des dates en Europe pour la fin de 2016, tu peux nous en dire plus ?

Johannes : Et ben c’en est au stade ou j’ai vu un papier avec des propositions, ce qui veut dire que c’est en cours, donc je ne peux pas donner de dates précise mais si tout se passe comme prévu, nous devrions avoir plus que Paris quand nous viendrons en France cette fois-ci. Et je croise les doigts pour que ça arrive

Totalité de l’interview dans le podcast.

14 septembre 2016 Interviews RADIO , , ,

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