ELECTRIC MARY + BLOODY MARY

Concert du 29/11/2014, Le Nouveau Casino, Paris.

Mois de Novembre dégueulasse à Paris, un vent pourri qui glace et crispe tout le monde, pile poil ce que je déteste. C’est donc tout naturellement que lorsqu’on me propose d’aller voir les Australiens d’ELECTRIC MARY, avec leur blues rock qui sent bon le whisky et la poussière chaude, j’ai dit oui. C’est au nouveau casino, une salle que j’apprécie toujours pour sa qualité sonore, que je me rends afin d’interviewer Rusty (chant) et de parler de leur dernier EP en date, et de l’actualité du groupe. Nous finirons d’ailleurs dans le van de la formation (seul endroit à peu près silencieux du coin), pour un résultat particulièrement intéressant. Et suite à cet entretien avec Rusty, je suis on ne peut plus motivé pour me coller à la scène et prendre ma dose de rock.

BLOODY MARY

Clap de fin.

C’est vers 19h30 que monte sur scène BLOODY MARY, formation française dont c’est le dernier concert, comme ils le déclareront au milieu de leur set.

Et force m’est d’admettre que l’énergie n’y est pas, chacun des musiciens semblant un peu dans son coin et les morceaux en pâtissent car malgré de bonnes idées tout semble bordélique, pas en place. Les intros donnent un coté rock immédiatement plombé par un son de guitare dégueulasse qui ruine les couplets, et un chant qu’on n’entend presque pas. Malgré tout, plus le set avance et plus le public, pourtant totalement amorphe au début (Shyanna me soufflera que plusieurs fans du groupes se trouvaient dans le fond de la salle) se réveille doucement, et finira par rentrer dans les derniers morceaux. Techniquement parlant, BLOODY MARY n’est pas un mauvais groupe pour autant, mais j’ai la sensation que ce soir pour leur dernière, le cœur n’y était pas, ou peut-être que la tristesse les a un peu sorti des rails. Quoi qu’il en soit, c’est un groupe que je regrette de ne pas avoir vu dans de meilleures conditions, parce que j’ai clairement le sentiment que le talent n’est pas loin, que le potentiel est la et que les compositions sont beaucoup plus percutantes et intéressantes que ce qu’on a entendu. Je souhaite donc le meilleur au trio pour le futur.

Setlist :
Non communiqué

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ELECTRIC MARY

Oh sweet sweet Mary !

Pendant l’installation du matériel d’ELECTRIC MARY, la salle continue à se remplir et j’ai rarement vu une tension se construire aussi vite, et dès que les lumières s’éteignent l’électricité est presque palpable dans la pièce, au moment où les musiciens entrent en scène, je comprends pourquoi. En deux notes, la chaleur et la bonne humeur des quatre zicos se répand dans toute la salle et les problèmes de la météo de fin s’automne est oubliée.

Et lorsque Rusty foule les planches du Nouveau Casino, il n’est plus tout à fait le même que celui que j’ai interviewé à peine une heure auparavant, il est devenu un monstre de charisme, de prestance et de puissance vocale. A partir de là, on se prend un monstrueux rappel de la suprématie des Australiens sur le hard rock bluesy. Tous les morceaux sont des hymnes rock qui prennent aux tripes et s’infiltrent par chacun des pores de la peau et vous donne la chair de poule. Ce qui est fascinant, c’est de voir à quel point le style de chacun des musiciens se mélange, ainsi Pete Robinson (et son kilt qui pette la classe) est un maitre du riff discret qui sait exploser lorsqu’il balance des solis, là ou Brett Woods (et son sourire contagieux) est hyper communicatif dans tout ce qu’il fait, communiant parfaitement avec le public. Alex Raujnak derrière sa quatre cordes abat un boulot monstrueux et est en nage dès le deuxième morceau, mais sa basse déchainée est un élément clé de la réussite de ce concert, tant la puissance qu’il en tire est imposante. Mais définitivement, Davey Porter reste celui qui m’a le plus scotché, le groove qu’il dégage derrière sa batterie, mélangé à un sens du blues et de la mesure quasi parfait, rehausse encore une musique déjà sensationnelle. De façon assez dingue, la setlist permet à chacun de s’exprimer pleinement, en enchaînant les morceaux avec une montée en puissance maitrisée du début à la fin du concert.

N’étant malheureusement pas familier de tout le catalogue du groupe (une erreur que je contente bien réparer sous peu), je ne connais que les titres du dernier EP et je dois avouer que « Sweet Mary C » et « Nicotine » se mêlent parfaitement aux autres morceaux. Le top du top reste pour moi quand même le magnifique « MBF » qui voit le groupe et le public résonner comme jamais. Un public qui fut, hormis les quelques connards qui ne comprennent pas que les gens prennent des photos pour la promotion du groupe, largement à la hauteur de la prestation offerte, reprenant les refrains des tubes du quintet, jouant continuellement avec des musiciens qui sont manifestement surpris de cet accueil digne des plus grands. Les guitaristes n’hésitent pas non plus à venir sur l’avant de la scène pour faire profiter un maximum le public pendant de nombreux solos tous plus agréables les uns que les autres.

En définitive, cette soirée avec ELECTRIC MARY fut l’un de mes meilleurs concerts de 2014 et il me tarde vraiment de revoir la formation sur scène tant je reste scotché par cette expérience. Un groupe qui mérite largement plus d’attention et de reconnaissance, que j’espère le voir obtenir au plus vite. See you soon mates !

Setlist :

Non communiqué

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30 novembre 2014 Articles BLOG Webzine , , ,

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