Entretien avec AVATAR

En prélude de leurs dates du mois d’avril, John et Johannes ont rendus visites à leurs amis Français le 18 mars dernier. Et comme au mois de Novembre, beaucoup de choses furent dites !

Extrait de l’interview, suite de l’interview dans le podcast.

Extraits, suite de l’interview dans le podcast.

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« C’est juste qu’on essaie de faire de notre mieux sur scène et qu’on est là pour rester dans la lumière. »

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(bientôt disponible)

Gus : Avatar bonjour ! Ravi de vous revoir !

Johannes : Pareillement !
John : Bonjour !

Gus: La dernière fois qu’on s’est vus vous veniez de donner un excellent show à Paris. Et je me demandais, avez-vous continué à voler la vedette à AVANGED SEVEFOLD et FIVE FINGER DEATH PUNCH ? (ils rient)

Johannes : On aime penser que oui.

John : Pas d’autres commentaires (il rit)

Johannes : Le truc c’est que même si j’ai beaucoup de respect pour ces deux groupes, et on pouvait voir que le public les attendait tous les soirs. Mais tu sais, notre boulot c’est de monter sur scène avec l’intention de leur piquer des fans. Je les respecte et les apprécient beaucoup, ils ont été super avec nous, surtout FIVE FINGER DEATH PUNCH, on s’est super bien entendus avec eux et ils méritent totalement leur succès, donc ce n’est pas une question de manque de respect, c’est juste qu’on essaie de faire de notre mieux sur scène et qu’on est là pour rester dans la lumière. Alors on a fait ce qu’on a pu !

« …c’était plutôt cool de le faire façon Charlie Chaplin parce qu’il a aussi fait des comédies hilarantes sur des sujets hyper sérieux, je pense au « Dictateur », « Les Temps Modernes » ou les autres… »

Gus : Vous êtes là aujourd’hui pour nous apprendre comment chacun devrait accueillir l’apocalypse, et je dois admettre que vous m’avez complètement bluffé à nouveau. Les vidéos sont une part importante d’AVATAR, par exemple celle montée à l’envers pour « Torn Apart », le spectacle de monstres pour « Black Waltz » and « Smells Like A Freakshow ». Là vous avez décidé d’opter pour un film muet, où vous trouvez-vous toutes ces idées ?

Johannes : On les trouve en s’asseyant et en réfléchissant jusqu’à ce qu’on commence à saigner par les oreilles (rires). Ça vient en partie de la chanson elle-même, on essaye de visualiser les sentiments qu’elle nous inspire. Par exemple « Torn Apart », est une chanson qui pourrait être utilisée par un boxeur avant d’entrer sur le ring, alors combattre et utiliser la violence en tant que métaphore et symbole, c’était parfaitement sensé et sur « Freakshow », la folie qui sort de la chanson, qui nous déchire l’esprit et sépare littéralement chacun de nous en deux. La chanson a nourri ça et c’est un long processus qui nous a permis de définir ça. Avec « Hail The Apocalypse », le film muet était une super idée que John a eu, et il a convaincu Johan, notre réalisateur, de le faire.

John : C’est un mélange de plusieurs d’idées, c’est toujours comme ça. On discute de ça et ça et on a une dizaine d’idée de quelque chose qu’on pourrait faire sur une vidéo mais que personne ne trouve parfait et on recherche toujours l’idée parfaite qui est souvent un mélange de ces dix idées basées sur un concept…

Johannes : …Exactement.

John : …Comme ton idée, venant de toutes les paroles sur la chanson.

Johannes : Ouais, ça venait de la chanson, le prêcheur de l’apocalypse dans les rues, qui annonce la fin mais personne ne le croit et ça arrive finalement et ça frappe en pleine tête. C’est l’idée principale de la chanson de toute façon, annoncer tout ça et essayer de faire descendre les gens de leur piédestal, parce que « toute chaire est égale quand elle a brulé ». Alors entre ça et le concept visuel pour le faire façon intéressante, c’était plutôt cool de le faire façon Charlie Chaplin parce qu’il a aussi fait des comédies hilarantes sur des sujets hyper sérieux, je pense au « Dictateur », « Les Temps Modernes » ou les autres, elles disent plus que simplement sa brillante comédie. C’est le cœur de ce qu’on a fait : « voilà quelque chose de sérieux fait comme une farce des années 20 ».

Gus : La batterie est aussi une part importante d’AVATAR et surtout sur cet album, si j’ai trouvé que JOHANNES était plutôt intense quand il chantait, j’ai trouvé que tu étais une machine, tu frappes vraiment fort. Est-ce que vous ressentez tous les mêmes choses que Johannes quand il chante ?

John : Et bien en fait oui, Johannes et moi avons passé tellement de temps ensemble, la moitié de notre vie en fait. Alors on est toujours d’accord sur beaucoup de choses, sur ce qu’on ressent et comment on reçoit les chansons. Le thème qu’aborde Johannes sur « Tsar Bomba », la façon dont il chante et ce qu’il ressent en chantant, c’est ce que je ressens quand je joue et je fais de mon mieux pour l’exprimer dans mon jeu, et je peux te dire que j’ai pété beaucop de cymbales en enregistrant cet album tellement je frappais fort… Alors oui c’est à peu près ce que je voulais exprimer… Et dans le groupe on fait tous ça, Tim, Henrik et Jonas, aux guitares, expriment les mêmes sentiments. On a vécu tellement longtemps avec les chansons qu’on sait tous exactement de quoi elles parlent. C’est une pensée totalement collective tu sais. Et je crois que c’est ce qu’on a vraiment réussi à faire sur cet album, essayer de capturer cette énergie, parce que c’est enregistré live, je ne sais pas si tu le savais, tout est enregistré live don cil y a des erreurs mais les erreurs sont humaines et si tu essaies de jouer parfaitement, tu n’auras plus cette énergie.

Gus: Vous allez bientôt repartir en tournée, qu’est-ce que vous avez en réserve pour vos fans ?

John : Ah, tu parles de la petite tournée qu’on va faire en Europe ? C’est plutôt un échauffement pour se préparer à ce qui arrive, à l’apocalypse. L’album ne sera pas encore sorti quand on partira en tournée, alors on jouera encore plein de chansons de « Black Waltz » et bien sur quelque nouveaux morceaux. Notre but c’est que le public soit chaud pour l’apocalypse et aussi de proposer quelque chose de nouveau, d’énergique. La dernière fois qu’on a tourné, on a joué trente minutes, comme groupe de première partie et on n’a pas eu la chance de pouvoir apporter du matériel, juste un backdrop, une batterie et c’est tout. Alors pour ces dates on a la chance de pouvoir jouer plus longtemps, plus d’une heure donc on peut jouer plus de morceaux ce qui veut dire plus de costumes ou de théâtralité vu qu’on peut avoir un peu de matériel avec nous. Mais bon ça reste des petites salles donc on ne peut pas vraiment construire de grand 8 sur scène…

Totalité de l’interview dans le podcast.

25 mai 2014 Interviews , ,

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