Entretien avec TRUCKFIGHTERS

Dans le cadre de la promotion de « Universe » nous avons eu la chance de nous entretenir avec Ozo et Poncho à Paris le 20 janvier dernier. Un entretien aussi barré que la musique du groupe !

C’est rien de le dire.

Extraits.

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« Ouais, on change de batteur à peu près aussi souvent que de caleçons (rires) »

Écouter l’interview dans son intégralité
(bientôt disponible)

Gus : Je voudrais commencer par une remarque. Ozo, Poncho, Fredo, Dango… Vous êtes fans des Marx Brothers ou quoi ?

Ozo : En fait, on a commencé le groupe il y a un peu plus de dix ans, et dès le début c’était un truc marrant, qui ne devait pas être pris au sérieux. Après c’est resté et comme les gens ont accroché, alors on n’a pas pu se débarrasser des surnoms.

Gus : Votre nouvel album s’apelle « Universe » et sort le 27 Janvier en France. Poncho, il s’agit de ton premier album avec TRUCKFIGHTERS et si je me souviens bien, tu es le cinquième batteur du groupe, ce qui montre que vous avez beaucoup changé de frappeur ces dernières années. Ca fait un peu SPINAL TÄP non ?

Ozo : Ouais, on change de batteur à peu près aussi souvent que de caleçons (rires) C’est difficile de trouver le bon musicien et le batteur n’est pas le plus facile à trouver. En plus, on demande beaucoup à notre batteur puisqu’on ne joue pas du rock « traditionnel » avec juste un seul rythme, on a des rythmiques bizarres ce qui est dur et très demandeur. Et tout le monde n’est pas fait pour parcourir les routes, être dans un groupe et jouer pour les autres. Certains ne peuvent pas le supporter.

 » Tu vas dans un petit village et tu rencontres les mecs qui ont organisé le concert et tu les aurais jamais rencontré ailleurs. « 

Gus  : J’ai trouvé que cet album était plus décontracté que « Gravity X » et « Phi », vos deux premiers albums mais qu’il sonnait toujours comme un album de TRUCKFIGHTERS. Est-ce que vous avez cherché ce son plus posé avant de travailler dessus ou est-ce que c’est venu pendant l’enregistrement ?

Ozo : Je pense que tout vient naturellement parce qu’on ne réfléchit pas tant que ça quand on fait les choses. (rires) On essaie juste de tout faire différemment parce qu’on ne veut pas sortir le même album encore et encore. Alors on essaie vraiment de changer les choses, d’explorer de nouvelles voies, de proposer une musique différente, avec un nouveau son et des nouveaux micros ou autre, n’importe quoi qui rende tout ça excitant. Parce qu’on ne veut pas être piégé, comme beaucoup de groupes qui font toujours le même album et sonnent comme des copies d’eux même. On écoute ce qu’on veut et ce qu’on ressent et on le fait. On fait ce qu’on veut sans trop réfléchir.

Gus : Un point qui m’a impressionné, c’est la complémentarité entre vous trois. Quand la radio écoutait l’album, on se disait qu’il y avait la partie de guitare, la partie de batterie et que la basse venait s’inserer entre les deux pour tout relier. C’est comme si retirer un seul d’entre vous de l’équation détruisais vraiment tout. Du coup, je me demandais : Est-ce que vous avez tout enregistré ensemble, en conditions « live » ou est-ce que ça s’est fait séparément ?

Poncho : Tout a été enregistré séparément.

Ozo : Et en plus, quand j’enregistre toutes les voix et la basse, je suis seul 99% du temps parce que je veux essayer et être dans ma bulle pour faire du mieux possible. Je ne veux pas avoir quelqu’un qui m’observe ou je sais pas quoi. Je veux me sentir seul dans ce moment-là. C’est vraiment l’opposé de bien des groupes qui enregistrent live avec tout le monde dans le studio, ouais c’est tout le contraire.

Gus : Vous êtes un groupe qui tourne beaucoup, quelle est votre meilleur souvenir sur la route ?

Ozo : Je sais pas… Je dirais que c’est cool de rencontrer des gens que tu n’es pas censé rencontrer dans une vie « ordinaire ». Et on va dans des villes on ne va pas pour le tourisme. Tu vas dans un petit village et tu rencontres les mecs qui ont organisé le concert et tu les aurais jamais rencontré ailleurs. Aujourd’hui on a des potes tout autour du monde et sans la musique ça serait impossible. Même si, bien sur, on peut pas être potes avec tout le monde.

Totalité de l’interview dans le podcast.

23 février 2014 Interviews , , ,

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