Entretien avec THE ANSWER

Dans le cadre de la promotion de ce New Horizon, Paul Mahon et Cormac Neeson étaient à Paris le 10 Septembre dernier, Rx3 en a profité pour réaliser un petit entretien avec le guitariste de la formation. Et il avait des réponses à nous donner en plus.

Comme quoi la vie est bien faite, non ?

Extraits.

theanswer
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« On est tous amis depuis le début et c’est ce qui nous tient ensemble contre vents et marées. « 

Écouter l’interview dans son intégralité
(bientôt disponible)

Gus : Pour nos auditeurs qui ne te connaissent pas encore, est-ce que tu pourrais te présenter brièvement ?

Paul Mahon : Ouais, je suis Paul, guitariste du groupe THE ANSWER. On vient d’Irlande du Nord et on existe depuis 2000. Notre premier album est sorti en 2006, il s’appelle « Rise », le deuxième s’appelle « Everyday Demons » et entre les deux on a fait une tournée monstre avec AC/DC ou on ouvrait pour eux. Après ça on sorti un autre album, qui s’appelle « Revival » et je suis la aujourd’hui pour parler de notre 4ème album « New Horizon » et j’espère que vous allez l’apprécier. Dans le groupe c’est toujours le line-up original. On est tous amis depuis le début et c’est ce qui nous tient ensemble contre vents et marées. D’un point de vue business, on a récemment changé énormément de choses, on a changé de management, de labels, d’agents. On a aussi changé notre façon de faire de la musique, pour cet album aussi. Il y eu des changements mais le groupe est toujours resté le même.

Gus : Vous avez toujours changé votre façon d’enregistrer vos albums. Le précédent avait été enregistré à El Paso et Juarez, l’une des villes les plus dangereuses du monde. Ou avez-vous travaillé cette fois-ci ?

Paul Mahon : Avant ça on avait enregistré à L.A., puis on est allé à EL Paso alors le seul endroit où on pouvait aller ensuite c’était dans le Worcester, en Angleterre, c’était vraiment un tout petit village qui s’appelle Fladbury et où il y a un seul magasin, deux pubs, une boulangerie et un studio… et c’est à peu près tout. Donc aussi éloigné d’El Paso que ce que tu peux imaginer.

« Je dirais que c’est surtout des très bons souvenirs avec AC/DC, en particulier à Paris à Bercy, je me souviens qu’à ce show quand on est rentré sur scène la foule nous acclamait beaucoup et j’ai trouvé ça étonnant qu’autant de gens nous aime à Paris, mais c’était cool. « 

Gus : Et qui a produit l’album cette fois-ci ?

Paul Mahon : On a bossé avec Toby Jepson que certains connaissent comme le frontman des LITTLE ANGELS et qui se fait un nom en tant que producteur. Toby avait un pote dans le label qui nous l’a conseillé parce qu’il trouvait qu’il serait bon pour le groupe. Alors quand on changé de management et de label, on l’a rencontré et on a parlé d’où on venait et ou on voulait aller créativement, et ce qu’il voulait apporter. On s’est très bien entendu et il nous a vraiment poussés dans nos derniers retranchements. Il débute vraiment en tant que producteur, il cherche toujours un peu sa voie mais dans cette naïveté, y’a beaucoup de bonnes choses qui arrivent. Il est très old-school, il essaye de capturer la chanson avant tout, il ne se soucie pas des fioritures et reste très terre à terre dans son studio. Il veut avoir une bonne chanson et obtenir une bonne performance alors il nous a poussé à faire un album qui sonnait plus live qu’avant, notamment sur les solos. Il y a très peu d’overdubs, quelques chœurs, quelques parties rythmiques. C’était vraiment très simple, un groupe dans une salle mais le faire sonner aussi fort que possible en studio sans en faire trop. Et j’espère que ça se sent dans l’album.

Gus : La pochette de votre album a été réalisée par une légende. Est-ce que vous avez senti que c’était une bonne représentation du contenu de l’album ? Parce qu’elle est très étrange en même temps qu’intéressante.

Paul Mahon : Je crois qu’avant on avait toujours été un peu frustré avec les pochettes. On n’était jamais tous satisfaits de ce qui était fait et de sa relation avec la musique. Alors travailler avec Storm était très excitant parce qu’on s’est dit qu’on allait enfin avoir le résultat qui rendait justice à l’album. C’était un processus très intense, il a pris l’album et s’est enfermé avec pendant plusieurs semaines puis il a interviewé tous les membres du groupe un par un pour savoir ce qu’on aimait ce qu’on n’aimait pas, nos sentiments sur l’album, sur ce qu’on avait fait auparavant et ce que l’on attendait. Puis avec ces informations il a réfléchi et est revenu avec une dizaine d’esquisses qu’on a réduites à quatre ensemble. Il aime vraiment beaucoup son travail alors on l’a laissé choisir la dernière version, on lui a fait confiance. Après avoir pris l’esquisse il a construit la photo et je crois qu’il était là quand elle a été faite mais qu’il est décédé avant de voir la dernière version de son travail. L’artwork est très proche de ce qu’il nous avait présenté, à part quelques retouches ici et là. C’est la meilleure qu’on ai faite. C’est très différent de ce qu’on attend de nous et c’est ce qu’on voulait. Mais il a aussi très bien représenté ce que l’on est, ce que l’on a traversé et on l’on va, ce qu’il avait voulu faire dès le début. Donc on en est tous vraiment contents.

Gus : Pour soutenir cet album vous allez bien sur partir en tournée et THE ANSWER est connu pour tourner beaucoup. Quel est ton meilleur souvenir sur la route ?

Paul Mahon : Ouh, y’en a plein. Je dirais que c’est surtout des très bons souvenirs avec AC/DC, en particulier à Paris à Bercy, je me souviens qu’à ce show quand on est rentré sur scène la foule nous acclamait beaucoup et j’ai trouvé ça étonnant qu’autant de gens nous aime à Paris, mais c’était cool. Sauf que les gens pensaient qu’AC/DC aller arriver, donc dès qu’ils ont vu notre bannière, on s’est fait huer. Donc quand mon guitare tech m’a passé ma guitare, j’me suis dit, ok les mecs, c’est le moment de montrer ce qu’on sait faire. Et le show commence par un solo de guitare. Du coup j’ai commencé à jouer en me faisant huer. C’était très intense mais je me suis pas démonté et quand on est arrivé au premier refrain de « Come Follow Me » les huées étaient redevenues des acclamations. Et après les réactions initiales, c’était l’un des meilleurs publics qu’on a eu sur la tournée. Ça reste un très bon souvenir.

Totalité de l’interview dans le podcast.

18 septembre 2013 Interviews

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