News Janvier 7

My Major Company quand les bons comptes ne font pas les bons amis.

Créé en 2007, My Major Company est un des pionniers du financement participatif mondial avec plus de 13M d’euros levés sur près de 42.000 artistes en France, en Allemagne et en Angleterre. My Major Company est lancé avec pour principe fondateur de découvrir les jeunes talents musicaux et de les faire accéder à une production professionnelle, au sein du label My Major Company. Les fondateurs avaient pour objectif de produire quelques artistes par an, parmi une sélection faite par le label, nous informe le site de l’entreprise.

Si l’on en croit le site My Major et compagnie, les raisons de la colère tout n’est apparemment pas très clair dans le fonctionnement de la société crée par Antony Marciano ancien directeur Artistique de Sony-BMG, Seyan Barsikian ancien responsable artistique de BGM Publishing , stéphane Courbit ex-patron d’Endemol fr, Simon Istolainen et Micheal Goldman, fils de. Les deux premiers et le dernier étant aussi les cofondateurs du label Bamago.

« My Major et compagnie » est un collectif de « producteurs en colère » comme ils se définissent eux même, (’artistes et d’internautes) qui qualifient la MMC de « gigantesque tromperie » et dont le but est « d’apporter aux internautes susceptibles de vouloir se lancer dans l’aventure de la production participative leur vécu et des éléments pour mieux juger ce que peut représenter une telle aventure » en dénonçant « l’opacité qui entoure le développement et la promotion des projets financés par MMC ». Outre le site un groupe Facebook « My major Company, tes producteurs sont en colère et ça va se savoir », regroupant plus de 800 membres a été ouvert.

Mais que se passe-t-il me direz-vous il s’avèrerait que MMC ne serait que miroir aux alouettes. En effet Le rôle d’un label est de parier sur des artistes en espérant leur réussite. My Major Company, lui, ne prend aucun risque, puisque l’artiste n’est produit qu’une fois 100 000 euros rassemblés grâce à la générosité des internautes. Le label est ainsi payé quoi qu’il arrive, même en cas d’échec, et reverse une partie marginale de l’argent gagné aux investisseurs et à l’artiste. Ce n’est pas lui qui assume les risques, mais les fans… Pour les investisseurs, la première limite de MMC repose sur le délai de production : les internautes espèrent récupérer leur mise – voire un peu plus -, or, le délai de production chez MMC est si long (jusqu’à 2 ans) qu’au moment où l’artiste arrive sur le marché il est souvent « has been ».

Autre critique : le manque de transparence de l’entreprise sur les dépenses. « Actionnaires » d’un artiste, les producteurs en herbe devraient avoir accès aux comptes et aux bilans. Or, MMC ne justifie aucune dépense et aucun budget. Victor Lugger, directeur financier de la société, l’a affirmé dans un e-mail envoyé à Adam Davis, l’un des artistes repérés par la maison : « Le label décide seul des dépenses et de façon unilatérale pour la production de l’album. » Comme les producteurs, les artistes, donc, n’ont aucune visibilité sur les comptes, donc aucun retour sur les dépenses promo. Certains supputent que leur budget promotion sert à gonfler celui d’un autre chanteur qui aurait les faveurs de la direction. Hypothèse plus que probable, quand on voit que certains albums sont passés totalement inaperçus tandis que d’autres ont bénéficié de moyens énormes.

De plus, si vous êtes auteur-compositeur, MMC vous demande d’abandonner 100 % de vos droits d’édition, sans avance éditoriale (hormis les droits moraux, très minoritaires). Pour faire simple, si votre chanson est diffusée en radio, en télé ou en boîte de nuit, aucun droit ne vous sera reversé.

Un dernier petit « détail » : selon Michael Goldman, l’entreprise aurait levé près de 13 millions depuis sa création. Sauf qu’il s’agit là des sommes investies par les internautes sur le site ; y compris l’argent misé sur les artistes non produits, et donc ultérieurement remboursé.

Et L’équipe de My Major Company qui refuse de répondre aux journalistes pour éclaircir le sujet… Universal n’y retrouverait pas ses petits …

 

20 janvier 2013 BLOG News Rock Webzine

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