DAVID TMX – Le Core Et l’Esprit

J’éprouve une sorte de vénération béate pour DAVID TMX. C’est étrange, mais plus je l’écoute, plus je l’aime. Qu’il soit trash sur « K.C.D. Et Plus Si Affinités », subtil et délicat « La Face Cachée De Ma Plume » ou tout simplement génial sur « Quadragénaire De Quoi J’ai L’air ? » il navigue sans peur sur les courants de sa propre liberté, qu’il assume toujours de plus en plus. Multipliant les concerts, attirant un public toujours aussi varié. DAVID TMX appartient à cette catégorie d’artiste que l’on adore, et dont on a l’impression que plus il reste « undergraounde » meilleur il est. Et bien chers amis, soyez rassurés, les lumières du show-business et des majors ne l’ont jamais attiré et il semblerait que ça soit parti pour durer (1) Et c’est un peu le problème quand on veut chroniquer un album comme celui-là, en tant que fan.

On ne peut pas vraiment faire dans l’originalité en restant fidèle au disque tant TMX fait ce que l’on attend de lui, nous livrant un album personnel et varié dont il a le secret.

DAVIDTMX ban

Sorti le 14 Février 2012, Autoproduit

Tracklist :

1.Regarde Les Étoiles
2.Au Sommet De Mon Art
3.Suce Ta Belette
4.Chic Soirée
5.Contre Mauvaise Fortune Bon Cœur
6.La Ou Il Y A Des Enfants
7.La Chicken Beat Box
8.Truands De La Galère
9.A Contre Sens
10.Le Dernier Service
11.Pauvres Enfants
12.Wax
13.Blast Your Fucking Cat
14.174 cm
15.Provocateur
16.Tout Entière
17.Petit Playmobile
18.Vovol
19.Sacré DD

Line-up :

David « TMX » Grousset (Tout)

Liens Utiles :

Petite Panne Passagère Pardonnable.

Rompant un peu avec la lancée de ses deux derniers albums, TMX a ici restreint son horizon musical en se recentrant sur un bon hardcore de trappeur des familles. Attention tout de même, on est pas chez AGNOSTIC FRONT ou SICK OF IT ALL, TMX conserve ses mélanges de styles chers à nos cœurs. Lorgnant tour à tour du coté d’un hardcore plutôt mélodique sur « Au Sommet De Mon Lard », reluquant le riff pur, simple et efficace sur « Pauvres Enfants » et « Truands De La Grammaire », le teintant de Dance sur « Chic Soirée ». Bref on est encore chez le roi DAVID, qui va et vient, virevoltant entre les styles pour toujours revenir à son hardcore de trappeur.

Autre constante, l’écriture reste aussi habile. Tranchante quand il évoque un groupuscule de débiles (2) rendus célèbres sur internet : « Truand de la galère mon ami, ça ne fait aucun doute, mais ta première galère c’est d’aligner trois mots. », douce et personnelle tandis qu’il écrit un hommage à sa fille : « Je me souviens encore de tes câlins si doux, ou je n’avais qu’à tendre les bras pour que tu sois mienne mais aujourd’hui ma chérie, je t’implore à genoux ».

Encore une fois il nous emmène dans son univers barré, emplis de copains, de famille, de bière, de trappeurs, de connerie et de réflexions aussi étonnantes que pertinentes.

Pourtant cet album s’avère étonnamment difficile d’accès.

Certains morceaux, quoiqu’intéressants sont vraiment trop étranges, même pour TMX : « Wax » par exemple mérite le détour pour ses paroles hilarantes, mais se voit gâché par un beat qui agace les oreilles assez rapidement. « La Chicken Beat-Box » aurait quant à lui presque mérité d’être prolongé afin d’en extraire le concept. « Blast Your Fucking Cat » et son brutal death assumé qui fait quand même un poil tache ici. Quant aux morceaux « Suce Ta Belette » et « Sacré DD » ils font tellement remplissage que leur omission n’aurait absolument rien changé au disque. Mais là… Ils en cassent le rythme et sont pour cela très mal placés (« Sacré DD » en fin de disque, ne donne pas envie de relancer l’album). On perd ici en immédiateté ce que l’on gagne en puissance de réécoutes. Les pistes « A Contre Sens », « Au Sommet De Mon Lard », « Contre Mauvaise Fortune Bon Coeur », « 174 cm » se découvrent au fur et à mesure pour devenir finalement des chansons magnifiques dont on ne se lasse pas.

DAVID TMX nous livre donc ici un disque de fort bonne facture, avec tous les ingrédients auxquels il nous a habitués. En modifiant légèrement sa recette, il parvient à se renouveler sans perdre son identité. Pourtant il lui manque une légère touche de folie, un brin d’immédiateté, et plus d’une fois on a l’impression que les morceaux ont été bouclés dans la douleur avec une certaine difficulté. Ne t’inquiète pas oh DAVID TMX, sans nous livrer un album parfait, tu nous livre encore un sacré bon disque qui plaira à tes fans et réussira sans problèmes à convaincre les indécis.

GUS.

(1) Comment ne pas être fan du bonhomme après ça ?

(2) Oui j’assume le fait de les qualifier de débiles, pour plus d’informations vous pouvez chercher « Morsay » sur un moteur de recherche, ça vaut son pesant d’or.

7 octobre 2012 Articles BLOG Webzine , ,

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