HEADCHARGER – Slow Motion Disease

Suite à l’annulation de BLACKRAIN en 2011, au Hellfest on m’avait rencardé sur ce qui les remplaçait. Un ptit groupe normand inconnu au bataillon. HEADCHARGER que ça s’appelait en plus, un nom qui claque, droit dans ta tronche comme il faut. Et sur scène, force me fut de l’admettre, il était peut être 10 heures du matin, mon voisin de tente avait peut-être cru cool de me réveiller à 5 heures du mat avec du clavecin à chier, mais j’m’en foutais, HEADCHARGER m’avais foutu la patate, j’étais prêt à réattaquer.

Pas de prise de tête, juste du rock’n’roll gras qui balance et qui te fait remuer ton petit popotin encore endormi.

headchargerban

Sorti en 2012 sur XIII bis Records.

Tracklist :

1.All night long
2.Don’t need you
3.Using people as one of the fine art
4.Fires of hell
5.Should be runnin’
6.Dusty dreams
7.The life of a…
8….Drifter
9.Spain summer sun
10.XIII/XII
11.Silence is worse
12.Slow motion disease

Line-up :

Sebastien Pierre (Chant)
David Rocha (Guitare)
Antony Josse (Guitare)
Romain Neveu (Basse))
Matt Lechevalier (Batterie & Percussions)

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Road Trip Made In France !

Petit historique simple, « Slow Motion Disease » est le quatrième album du combo. Groupe tournant beaucoup, ces petits frenchies sont aussi hargneux que le nom le laisse à penser.
Commençons par le commencement, la pochette. Celle-ci est simple et vraiment belle, pleine de questionnement, rappelant un peu les pochettes « Psalm 9 » ou « Nightfall » et avec une vision qui colle étrangement bien au titre. Les normands nous offriraient-ils un album de DOOM ?

Alors rassurons-nous mes frères, pas du tout. Bien que le groupe marque une intéressante évolution. Un savant et puissant mélange de métal, stoner, southern rock, rockabilly et j’en passe. Tant et si bien que même si la prod sone française, on croirait réellement entendre le nouveau groupe de hard qui fait fureur aux USA.

Tout ici transpire les longues plaines d’Amérique, les guitares affutées, rondes et foncièrement groove qui nous donnent le ton dès les premières notes de « All Night Long ». Soulignons d’ailleurs la complémentarité remarquable et le sens du riff des deux gratteux : « Drifter » pue le soleil couchant de Californie, « Annoyin’n’noisy » est une vraie petite pépite, rapide et efficace. Et cette voix, ce timbre chaleureux mais abrasif de Sébastien Pierre… Il fait vraiment mouche sur cet album, impeccable du début à la fin. Le refrain de « Spain Sumer Sun » que l’on fredonne facilement des le début, même les cris de « Don’t Need You » passent ici parfaitement (et pourtant des criards sur un titre de stoner ça le fait rarement).

HEADCHARGER a donné à sa musique un coté peut-être un poil plus easy listening, mais il faut reconnaître que l’ensemble tiens parfaitement la route. Les hymnes « All Night Long », « Don’t Need You », « Should Be Runnin » et “Spain Summer Sun” sont la pour prouver toute la capacité des quatres normands à proposer des tubes rock en puissance, qui démontre que l’on tient avec eux la vraie relève du Hard/Southern/Stoner français. Même les titres plus lents sont jouissifs, le dyptique « The Life Of A… » « …Drifter » est purement imparable et l’éponyme vient clore l’album de façon impeccable. Tant et si bien qu’il est presque impossible de ne pas le réécouter dès qu’il est terminé.

Alors on pourrait trouver à redire sur le son, un poil trop rond et « gentil »qui gagnerait à être plus incisif, ou sur le fait que la batterie reste un peu répétitive sur certains morceaux ou sur le fait que le sieur Pierre qui gagnerait réellement à développer sa palette technique. Mais ce sont des défauts secondaires sans vraiment trop d’importance.

En définitive, HEADCHARGER nous offre un album vraiment rafraichissant, parfait pour ce début d’été qui s’annonce. Des tubes efficaces à la pelle, un ensemble équilibrés et bien exécuté. Une prod puissante et accrocheuse, quoi qu’un peu trop gentille. Bref un album à se procurer d’urgence !

Gus.

Titres préférés : « …Drifter », « Spain Summer Sun », « Slow Motion Disease », « All Night Long », « Should Be Runnin” (m’enfin au final, y’a pas grand chose à jeter).

16 septembre 2012 Articles BLOG Webzine , , , , , , , , , , , , , ,

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